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Edmond Perrier : un grand savant du monde

S'il est un nom qui résonne à l'oreille de chaque tulliste voire de chaque corrézien c'est bien celui-ci puisqu'il est , depuis plus de 100 ans , attaché au lycée de TULLE.

Pourtant, ils ne sont pas si nombreux, toutes générations confondues, ceux capables d'associer l'histoire au patronyme.

C'est ce que nous a proposé notre ami Amopalien, professeur d'histoire, historique Historien du patrimoine local, dans sa conférence donnée le mercredi 17 juin , salle Latreille à Tulle, à l'invitation de Tulle Accueille et de l'AMOPA.

Après avoir remercié ses hôtes, Gilbert commença son intervention ainsi :

"Edmond PERRIER, un bon tullois de TULLE."

Une fois le décor planté, il déroula comme à son habitude un récit précis et documenté, armé de quelques images, de sa voix chaude et de son ton professoral, éclairant l'histoire méconnue de notre personnage .

Gilbert raconte
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Issu d'une vieille famille tulliste (son grand-père était contrôleur à la Manufacture d'armes de Tulle), fils d'Antoine Perrier, directeur de l'École supérieure de Tulle, et de Jeanne Roche, Edmond Perrier naît le 9 mai 1844 dans la maison ancestrale du quartier de la Rivière, aujourd'hui au numéro 42 quai Baluze

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Edmond Perrier fait ses études au collège de Tulle puis à Paris, au lycée Bonaparte, aujourd'hui Condorcet. Reçu en 1864 à la fois à l’École polytechnique et à l’École normale supérieure, il opte, suivant les conseils de Louis Pasteur, pour le second établissement, où il suit notamment les cours de zoologie d'Henri de Lacaze-Duthiers (1821-1901). Il y obtient en 1866 les licences ès sciences mathématiques et physiques et en sort avec une agrégation de sciences physiques et naturelles l'année suivante.

Edmond Perrier enseigne d'abord trois ans au lycée d'Agen. Il obtient en 1868 un poste d’aide-naturaliste au Muséum national d'histoire naturelle grâce à Henri de Lacaze-Duthiers et devient docteur ès sciences naturelles en 1869, après une thèse de doctorat portant principalement sur les critères de classification des étoiles de mer.

En 1876, il obtient la chaire d’histoire naturelle des mollusques, des vers et des zoophytes au Muséum national d'histoire naturelle puis préside la Société zoologique de France en 1879.

Le 12 décembre 1892, il est élu membre de l’Académie des sciences dans les sections d'anatomie et de zoologie avant d'être nommé président de l'Académie en 1915. En 1898, il devient membre libre de l'Académie nationale de médecine.

En 1900, il est nommé à la direction du Muséum national d'histoire naturelle, fonction qu’il remplit jusqu’en 1919.

Il est également membre puis président de la Société nationale d'acclimatation – l'actuelle Société nationale de protection de la nature – de 1901 à sa mort, en 1921. 

Il est l'auteur de nombreux ouvrages, principalement sur les invertébrés et la philosophie zoologique et a publié un grand nombre d'articles et de mémoires dans divers périodiques. Il a été un partisan de la vulgarisation scientifique 

Dans la dernière partie de son intervention, Gilbert nous livrait d'un ton enjoué, quelques écrits du fameux zoologiste révélant un trait méconnu de sa personnalité : il était farouchement anti féministe !

Bien sûr, Gilbert insista à plusieurs reprises sur la nécessaire contextualisation de ces écrits craignant qu'on ne lui attribue les pensées profondes de notre éminent scientifique .

 

Quel régal !

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