
Sujets libres
La savane magique !
Ce matin, j'avais beaucoup de devoirs de littérature alors j'ai voulu aller au CDI pour faire des recherches. Je préfère les faire dans un livre plutôt que sur un ordinateur, c'est plus pratique : tu as juste à tourner les pages et tu trouves ton sujet au bout de quelques minutes. Moi, j'aime ça lire, alors j'en ai profité pour faire un petit tour parmi les étagères quand soudain je vois un livre qui scintille à côté de moi...
Je le prends et les pages se mettent à tourner puis... je me retrouve dans la savane sur le dos d'une girafe !!!
Je panique : comment me suis-je retrouvée ici? C'est grand une girafe mais celle-ci n'est pas jaune et marron mais bleue et verte! je suis vite descendue d'elle, par son cou bien sûr. Je décide d'aller me cacher loin de cette girafe... J'entre dans un tronc d'arbre, il n'y a rien, enfin tranquille! Soudain une guenon entre dans le tronc avec son petit. J'ai cru entendre une voix qui me disait de partir : le petit parlait! Je me suis enfuie en courant puis je suis tombée dans l'eau d'une rivière. J'ouvre les yeux, je suis maintenant sur un hippopotame, lui il est rose... Qu'est-ce qui m'arrive ? L'animal avance pour boire. Il penche alors sa tête : c'est plus prudent de descendre par l'arrière. Je décide d'aller me reposer sur un rocher. J'aperçois un gorille, il me porte et m'amène sur la même rivière... Je plonge dedans, le gorille est parti, je continue à pied dans la végétation. Soudain, Je vois quelque chose qui brille, je m'approche: c'est le livre du CDI, je l'ouvre et...
Je me retrouve au CDI devant le livre, il ne brille plus! Je décide de rentrer chez moi. J'y retrouve ma maman qui me dit que je ne suis pas restée bien longtemps au CDI! Je lui dis que si : en fait mon aventure n'a duré que cinq minutes réellement.
Finalement, je vais plutôt essayer de faire des recherches sur un ordinateur...
Anna MAGNAUDEIX
Dylan le héros
Dylan a deux pouvoirs. Il peut lancer des bonbons et des Kat Kit. Il adore le chocolat. Il a vingt-quatre ans. Il est né le 20 mars 2002. Il porte des lunettes d'espion car c'est un agent secret. Il n'aime pas les filles mais il a des copains. Ses copains s'appellent Logan, Léandro, Eduard, Enzo et Axel. Il a un surnom. C'est Indilanoffe.
Il se nourrit que de chocolat. Les noms des chocolats qu'il aime sont : le Noutelo, les Cinder bouano ? Il adore le Caco Chaire. Il al' Aphone 17 pro max. Ses applications ne sont que les messages et Yaoutube. Il est habillé tout en noir : le pantalon, la veste, le tee-shirt et le pull. Il aime un seul qui n'est pas en noir qui est celui de son équipe préférée.
C'est un héros car quand il était petit, ses parents étaient des agents secrets et depuis leur mort, il était célèbre mais d'un coup il a voulu devenir agent secret comme eux.
Il avait un frère qui s'appelait Jack mais ils ne s'entendaient pas car un jour quand Dylan et Jack étaient en mission d'agents secrets, Jack a trahi Dylan. Du coup, ils se sont battus. Ce n'était pas une vraie bagarre car Dylan lançait des bonbons.
Un jour, en allant chercher du chocolat au magasin, ils se sont retrouvés et ils se sont pardonnés. Aujourd'hui, ils s'invitent à manger. Ils s'amusent et font des activités ensemble.
À la fin, Dylan a aimé une fille. Ils se sont mariés et un an plus tard, ils ont eu un enfant. Ils l'ont appelé Adrien. Son surnom est Dylan le héros junior.
Esteban LEBAILLY-VALEIX
Enzo MOUTY
LE MUSICIEN
Il tient la lettre entre ses doigts tremblants. Il la lit rapidement, survolant les mots qu'il connaît déjà. Il embrasse sa femme puis attrape son violon. La porte claque, la voiture démarre et la maison s'éloigne. La route l'emporte vers son dernier concert.
Ça y est, il est arrivé. D'autres hommes se pressent, impatients et nerveux. Derrière le lourd rideau, les exclamations des spectateurs résonnent dans toute la salle, eux aussi attendent. Ils savent que quelque chose se prépare, lui aussi, il sait. Il inspire lentement puis monte sur la scène. Le public se tait, traversé par une vague de silence. De la fumée est projetée à son passage. Il entend ses pas résonner, il se sent tellement grand, et à la fois minuscule face au tableau peint devant ses yeux. Baigné par la lueur flamboyante des projecteurs, il sort son violon de l'étui. Il ferme les paupières, respire à nouveau profondément, il le regrette, la fumée lui gratte la gorge. Le spectacle commence.
Son archet vient glisser sur les cordes, frappant parfois l'air de sa lame aiguisée. Les notes résonnent tel le tonnerre grondant dans un ciel de menaces. Le rythme accélère, ses doigts bougent de plus en plus vite, ils appuient sur le sol, le fa, avec précision. Il ne pense plus qu'à une chose, la musique. Une note aiguë perce la mélodie grave de son cri strident. Il s'essouffle. Son bras, tendu inlassablement, lui fait mal. Ce n'est rien, il continue. Des noires dansent, tapant le sol de la scène, obstinées. Un ré les arrête, puis la série reprend, les notes sont répétées, encore et encore puis elles se calment. Il est fatigué.
Un piano vient à son secours, il le relève et l'encourage. Le public l'observe attentivement, impressionné par sa puissance. Les sons sont à nouveau rapides, portés par leur imposant camarade, plus précis aussi, l'espoir les tire joyeusement vers l'avant. Les accords volent, grondent et rugissent, ils font trembler les spectateurs.
Soudain un son retentit, un tambour. Il recouvre tout, le piano, le violon et les hommes. Il gronde, terrible menace, et coup après coup, fait taire le violon et le piano. La mélodie faiblit, tente de résister, en vain. L'ennemi paraît invulnérable, son chant de guerre résonne dans toute la salle, jusqu'au plus profond des entrailles de la terre. Il refuse de laisser sa place, le public est happé par son hurlement, ses battements semblent exploser cruellement, ils rasent tout sur leur passage. Ils n'épargnent rien. Lorsque le tambour finit de frapper, le silence s'installe. Un silence pesant, un silence palpable. Un silence de mort.
Un cor retentit enfin, porteur de paix. Il déchire la fumée et le vide laissé par le terrible passage du tambour. Mais il est trop tard. Le violoniste est mort et son fusil gît à ses côtés. Les spectateurs sont muets, peut-être ont-ils fermé les yeux eux aussi. Aucun applaudissement ne perce l'épais brouillard du champ de bataille.
Ne reste du violoniste que la lettre qui l'a conduit à la guerre et son arme qui a tué. Le silence est terrible et aucune fleur déposée sur une tombe ne pourra remplacer les notes du musicien.
Manon PELISSIER
Coucher de Soleil sur la mer
Abandonnée aux yeux de tous, je suis assise sur une bande de sable. Les dernières personnes avaient délaissé ce décor lorsque la mer s'était retirée. Moi, j'avais attendu patiemment que l'eau revienne accueillir le coucher de soleil.
Mes doigts, posés dans le sable doux, me maintenaient dans la réalité, tandis que ma conscience, elle, voguait entre ciel et mer. Au loin, là où l'eau disparaissait, le soleil orangé disparaissait dans la fine ligne horizontale, pour l'occasion le ciel s'était teinté de rose et de nuages blancs, ayant ravalé ses souffles chauds depuis longtemps.
La douce mer m'accordait ses dernières ondulations accompagnées par des relents de sel et d'algues, mais à l'ouïe de tous, elle chantait. Elle chantait le soleil couchant, la mélodie de la nuit tombante, elle accueillait le sommeil et endormait les esprits. Moi, je focalisais mes pensais sur tout ce que ce moment m'offrait, il fallait que ces images se gravent à jamais dans mes pensées, car lorsque je quitterai cette soirée et que j'aurai à nouveau besoin de voyager, je n'aurai qu'à fermer les yeux, accueillir la mélodie de la mer, accueillir les couleurs du soleil disparaissant, puis il me faudrait mélanger toutes ces nuances de bonheur, et j'obtiendrai ce que j'étais venue chercher, une éternité de douceur avant que la nuit n'engloutisse le monde.
Tiyah DAOUD
L'homme Luciole
L'homme Luciole brille à la tombée de la nuit. Le jour, il disparaît comme par enchantement, on ne le distingue plus lorsqu'il faudrait répondre ou aider, simplement être présent.
Sa lumière, charmante de loin n'est qu'un feu follet, l'homme Luciole attire ; éblouit puis s'éteint de suite quand on se rapproche trop de lui. On pense avoir une lueur stable ou un guide fidèle mais ce n'est qu'une lumière capricieuse impossible à garder.
L'homme Luciole se nourrit de promesses qu'il ne tiendra pas, il voltige d'une conversation à une autre, d'une femme à la prochaine sans jamais tenir longtemps, comme sa lumière. À chaque nouveau vol, il parle, se moque : « Je viens, je brille et quand j'en ai envie mais je pars quand j'ai mieux à éclairer », on dirait qu'il est poétique, ce n'est qu'un fugitif, on croirait fiable, il ne reste que quelques secondes.
Il a le talent de l'évaporation, il disparaît s'il n'est pas regardé. On pourrait le comparer à la beauté d'Apollon, mais il est aussi peureux qu'une proie en chasse, son narcissisme dépasse son intelligence, comme celle de Narcisse, plus intéressé à sa belle apparence lumineuse.
L'homme Luciole scintille quand il approche d'une femme mais n'éclair plus une fois près d'elle. Son spectacle de de jongle à bien une fin, le jour où il finira dans la gueule du crapaud, la lumière s'estompera dans le Tartare.
Les choses peuvent être belles mais trompeuses à l'intérieur. Comme on le dit souvent, il ne faut jamais se fier aux apparences.
Abygaële BOULEGUE
L'homme vautour
M. Dudevant
Le vautour est un rapace qui attend patiemment, parfois sous un soleil cuisant et sous une terre aride, qu'un animal passe par là. La pauvre bête égarée, déjà assoiffée et affamée, est au bord du désespoir. Alors, le vautour en profite, il quitte son arbre et vole- au-dessus d'elle, l'oppressant, lui imposant le poids de son ombre planante. Lorsque la proue cède à la torture morale de cet oiseau vicieux et s'écroule, il se jette dessus sans retenue. D'elle, il ne laisse que ses os. Puis, quand il a terminé son repas, il retourne se percher sur le seul arbre mort à des kilomètres à la ronde, attendant sa nouvelle victime, sa prochaine distraction.
M. Dudevant a un mode de vie similaire à celui de cet animal : prenons l'exemple de Mademoiselle X. Étant bourgeois, M. Dudevant est invité aux soirées mondaines. Lors d'une de ces fêtes, il entend par hasard la conversation d'un groupe de femmes. L'une d'elles se plaint de son mari, elle est sûre qu'il la trompe et se moque d'elle, mais que personne n'en tiendra rigueur puisque c'est une femme et qu'il s'agit d'un mariage arrangé. L'homme vautour voit là une occasion de s'amuser et de se remplir les poches, alors un peu plus tard, il aborde cette femme et lui dit : « Je vous présente mes excuses, mais j'ai entendu tout à l'heure que vous vous plaigniez de votre mari. Si vous le souhaitez, je peux vous aider à lui rendre la pareille. »
Au début, elle n'y croit pas, il continue donc de lui parler jusqu'à ce qu'elle accepte sa proposition. Après l'avoir convaincue, il lui donne rendez-vous et tente de la séduire dans un but précis. Une fois qu'elle s'abandonne à lui et qu'elle lui dit qu'elle l'aime sincèrement, il lui demande de l'argent, des objets de valeur, mentant sur sa situation financière. La demoiselle, aveugle d'amour, accepte. Malheureusement pour elle, lorsque celle-ci perd sa valeur aux yeux de notre homme, il dira à toutes ses connaissances que c'est une femme infidèle et malhonnête. L'information parviendra jusqu'aux oreilles du mari de la demoiselle, et bien évidemment, elle sera reniée par lui et par sa famille à elle. N'ayant plus d'endroit où aller ni d'honneur, elle finira par s'ôter la vie, tel le pauvre animal sans espoir du désert.
Chloé LECLERE