
Comme emporté par la brise
Vous tomberez sous son emprise
Et vous serez sans doute horrifié
Par sa taille démesurée
Son regard pétrifiant
Vous glacera le sang
Il aspirera votre âme
Et s'en ira sans couler une larme
Car c'est un monstre terrifiant
Qui fait peur à tous les enfants.
Arthur fargeot
La déesse et la Terre
II était une fois, une déesse qui allait construire la Terre parce que la terre est plate.
Le premier jour, elle transforma la Terre en planète ronde.
Le deuxième jour, elle a fait apparaître la nature: les arbres, les océans et les montagnes.
Le troisième jour, elle a créé les animaux: les loups, les ours et les chiens.
Le quatrième jour, elle a créé le Soleil et la Lune.
Le cinquième jour, elle a créé les humains.
Le sixième jour, elle a construit les villages et les villes.
Elle a soufflé très fort et de ce vent majestueux est apparu plusieurs pays et plusieurs régions.
On pouvait voir les pâtures au loin.
C'est ainsi que la déesse façonna notre planète Terre d'une forme bien ronde.
Léo Guéry
Violence conjugale, ton cauchemar.
Il te dit qu'il t'aime mais qu'il en a marre.
Outre les mots d'amour, les bouquets de fleurs,
Les gestes illégitimes, ses coups qui durent des heures.
Excuses...que des excuses... mais quelles excuses ?
Non, ce ne sont pas des excuses juste des mensonges.
Ce n'est pas de sa faute, c'est de la tienne... tu y songes ?
Et les coups continuent, ses mensonges t'usent.
Ce n'est toujours pas lui, il avait trop bu.
On aurait pu t'écouter, tu ne l'aurais plus vu.
N'oublie pas qu'on est là, même s'il ne le veut pas !
Jour après jour, il nous sépare de toi.
Un soir, ce sera la fois de trop, il s'excusera, mais tu partiras. Guérie de tes blessures, il te convaincra qu'il a changé.
Auras-tu la force de lui résister?
Le futur t'appartient,
Et il n'est plus rien !
Anna ROUX
La joie des concerts...
La chanson démarre tout le monde debout,
Les lumières brillent, les chanteurs s'avancent
Mon cœur s'enflamme et la fête commence ...
Je cris, ris, et bouge absolument partout,
Je chante fort, et je saute dans les gradins
Je veux que ce moment soit gravé pour toujours,
C'est comme un grand rêve, intense, rempli d'amour
L'énergie monte, c'était donc ça mon destin...
Le concert est fini, mais reste dans mon cœur,
Quand tout s'éteint, je garde bien tout en mémoire,
Les sons, les rires, les pleurs et la belle histoire...
Derrière tout ça se cache beaucoup d'émotions,
Mais resteront toujours celles de nos réactions
Reste la joie qui est plus forte que les pleurs...
Maélya VEYRET
Un amour sincère qui s'amplifiera
Dans cette partie de mon cœur
Une étoile bleue a semé sa lueur :
Tes yeux où mon âme se perd et se repère.
Tes cheveux noirs, nuits étoilées,
Encadrent un visage que j'ai rêvé,
Un amour pur, une flamme allumée
Par le doux souvenir de ta beauté.
Chaque battement est un écho de toi :
Dans mes pensées, chaque moment avec toi
Repasse en boucles
Un amour éternel, sans fin.
Dans le bleu de tes yeux, je me noie
Dans cet océan d'amours.
Dans certains moments nos mots s'emportent,
Faisant taire ce silence de douceurs
Sans vraiment penser certaines paroles.
Mais au-delà de cette colère qui nous tourmente,
L'amour persiste et nos âmes ne peuvent
S'empêcher de s'aimer.
Même blessés, nos liens restent farts et se renforcent,
Car même pendant ces prises de tête,
L'envie de te dire «je t’aime » persiste,
Et dans tes bras, je trouve toujours
Ce sentiment de sécurité.
Lucy Bertolo
Le Rossignol
Né dans une tranchée pendant la Grande Guerre, j'ai été sculpté dans du bois de châtaigner par les mains d'un soldat. C'était un tout jeune homme, appelé sous les drapeaux. Entre deux assauts, pour combler l'attente, il laissait vagabonder son imagination et c'est ainsi qu'il m'a créé. En me façonnant, il s'échappait des conditions atroces dans lesquelles il devait survivre. Moi, le petit rossignol, en bois clair, je lui rappelais sa vie avant que n'éclate ce terrible conflit si meurtrier. Je lui rappelais le printemps, le soleil, ses amours naissants, « à la claire fontaine » ...
Il ne me quittait jamais. Tapi au fond de sa poche, je me faisais discret et je ne pouvais pas chanter.
Lui et ses camarades, si jeunes aussi, vivaient avec la peur au ventre ; peur de passer le parapet et faire face à la canonnade ennemie, peur de ne plus voir le jour se lever, peur de mourir dans d'atroces souffrances, sans avoir véritablement vécu...
La tranchée qui m'a vu naître était humide, froide, boueuse. Le bruit horrible des cloches sonnait. C'était le signal pour partir à l'assaut.
Si seulement, j'avais pu chanter.
Dans le froid glacial d'une nuit de décembre, se livra un combat sans merci. Les soldats, sortis de leur tranchée, franchissaient le parapet; les balles sifflaient en tous sens. Au bout d'un temps qui parut une éternité, le combat cessa comme la vie de nombreux camarades. À la fumée et la boue se mêlaient maintenant les gémissements des blessés et les râles des agonisants ...
Si seulement je pouvais chanter...
Au fond de sa poche, je sentais les tremblements de mon jeune créateur. Je sentais sa peur et son impuissance. Il savait qu'il serait certainement le prochain... Il me prit dans sa main, caressa mes petites ailes en bois doux et me regarda de ses yeux hagards et terrifiés.
Si seulement, je pouvais chanter...
Maxence BELLET-DELHAYE
La promesse du soir
Le soleil s'endort, lentement dans le ciel
Comme un grand feu qui s'éteint doucement
Il peint la mer d'un rouge étincelant
Et le vent chante une nouvelle chanson
Les nuages deviennent montagnes d'or.
Le ciel brille comme un trésor infini.
On dirait que la Terre s'endort encore,
Sous le regard du jour qui s'enfuit.
Le soleil, tel un roi, quitte son trône
Et laisse derrière lui un rêve doré.
Son adieu éclaire jusqu'à la lune
Comme un dernier sourire avant de s'en aller.
Mais déjà la nuit danse et s'amuse
Les étoiles rient comme des enfants.
Le monde s'habille d'une douce ruse
Faisant briller les cœurs en rêvant.
Le soleil promet de revenir demain
Souriant derrière l'horizon rose
Il caresse encore le bout du chemin
Et dit au monde « à demain pour de belles choses ».
Maëlle DOUNIE
Quête de sens
Tous les jours on se dit à demain
Sans penser que ça peut être la fin.
Tous nos efforts deviennent alors vains,
Nos combats ne servent plus à rien.
Qui l'on était, de quoi nous rêvions,
Personne ne s'en préoccupera.
Qui l'on était, comment nous vivions,
Tout individu l'ignorera.
Quel était le but de notre vie,
Si c'était pour terminer ainsi...
Avions-nous réellement envi,
De disparaître de cette façon ci.
Alors sans penser au lendemain,
Il faudrait avancer maintenant.
Alors en ne se souciant de rien,
Notre bonheur sera permanent.
Permanent mais non pas éternel,
Car nous terminerons tous pareil.
Tout cela est bel et bien réel,
Jusqu'au moment où l'on se réveille.
D'emblée transportés dans la routine,
Nous n'avons plus le temps de penser.
Mais quand la journée se termine,
On ne peut cesser de ruminer.
Le passé nous revient brusquement,
Surtout ce que nous avions enfouis.
Tout ce qui était sous le tapis,
Dans un élan, ressort promptement.
Yelyzaveta ZHUK
Sous le ciel qui scintille
Les arômes certains du ciel qui scintille,
Ignorés des ivres possédant leurs heureux,
Ignorés de la mère qui, depuis ses vrilles,
Ne lève ses yeux que pour en voir si peu,
Se brisent aux larmes de celui qui les veut.
L'enfant rêve qu'il est roi : tout s'arrêtera,
Des étés chauds dans le pré et frais aux bosquets,
Les herbes coupées et les champignons des bois,
Des couleurs au visage pour des mains âgées,
Et parmi eux, celui qui m'aime et que j'aimais.
Il repense à sa mère et à sa telle promesse,
Revoit l'or qu'elle est et la brûlure aimée,
Ouvre les yeux et dans la même détresse,
Regarde encore sa vie tout embrasée.
Mais au plafond, aux branches, une fleur n'est pas fanée.
Des étoiles perdues à la cime des arbres,
Quelques rosés aux joues et souliers enfantins
Finirent eux aussi les foins du pré, les cadres.
Et l'engouement, je le sais, du patelin
Revenait à lui, comme larmes aux gamins.
Ils chantaient tous en cœur, les oiseaux de tous cœurs, Que de leurs canines, penchées sur deux des corps,
Les arracher à la vie : comblant de malheur
Les chimères de leur vie, carcan de la mort.
Je te traîne dans la nuit,
Terrible remords.
Mais l'enfant a trahi celui qui l'aimait tant,
- Dors donc tendresse !
Ainsi tu n'y penseras plus.
La route l'éleva. Le Zéphyr larmoyant,
Sous le ciel qui scintille, lava son esprit.
Les yeux pleins de perles, - Toi l'enfant, l'aimes-tu ?
Gabriel VIDAL DA GAMA
Peuple juif, tziganes, homosexuels, résistants,
Vous avez connu l'horreur des camps
Affamés, décharnés, déshumanisés,
La folie humaine vous a abîmés
Auschwitz, Dachau, Sobibor,
Ils vous y ont laissés pour mort
L'indicible et l'inimaginable vous avez vécu
Mais avec une force surhumaine vous avez vaincu
Tatouages, séquelles, maladies,
Ces épreuves vous ont marqués à vie
Revenir, se reconstruire, témoigner
Mais comment le raconter?
Crimes de guerre, crimes contre l'humanité
L'heure du jugement a sonné
Malheureusement trop d'absents dans les tribunaux
Qui n'ont pas fait face à vos mots/maux
Peuple juif, tziganes, homosexuels, résistants
Qui partent avec le temps
Pour que cette histoire ne se reproduise pas
Faire perdurer votre mémoire, notre combat
Amélie ESNAULT